Le Nigeria connait un climat tropical et se caractérise par une saison des pluies longue et très importante pour l’environnement, la sécurité alimentaire et l’économie. Chaque année, la saison des pluies commence au mois de mars et s’achève en septembre. Elle présente autant d’opportunités que de défis pour les communautés nigérianes. Dans cet article, nous examinerons de plus près la saison des pluies au Nigeria, en y abordant ses impacts sur les habitants et la façon dont le gouvernement fédéral et les leaders locaux affrontent cette saison intense et importante.
.
Régions balayées par les pluies
La saison des pluies au Nigeria commence comme de coutume en avril et dure jusqu’en octobre. Le bassin de la Basse Guinée enregistre la plus grande part des précipitations annuelles du Nigeria, avec une moyenne de 1 500 à 4 000 mm par an. Les précipitations annuelles moyennes se situent entre 800 et 1 100 mm dans les parties septentrionale et centrale du pays, mais elles sont très faibles dans les régions semi-arides et désertiques. La Tchad, thermicien des vents qui soufflent sur le pays, est également à l’origine des régions qui sont les plus touchées par la saison des pluies, pour des précipitations annuelles allant jusqu’à 1 000 mm.
Les régions du Sud-Est et du Sud-Ouest sont les plus arrosées, tandis que les régions Septentrionale et Centrale ont des précipitations annuelles moyennes plus faibles. Dans ces régions arides et semi-arides les précipitations annuelles varient de 250 à 800 mm. Au siècle dernier, le Nigeria a enregistré des précipitations annuelles allant jusqu’à 12 000 mm, des hautes climatiques encore non expliquées.
Impacts des précipitations sur l’agriculture
La saison des pluies joue un rôle important dans l’agriculture nigériane. Les régions où les précipitations annuelles sont les plus importantes sont généralement les plus fertiles et sont les plus susceptibles de produire des récoltes abondantes. Ces régions sont généralement agricolement bien développées et récoltent du riz, des agrumes et des légumes. Les principales activités agricoles des régions à faibles précipitations annuelles, telles que le Sud-Est et le Nord-Est, sont l’élevage et la chasse.
Les régions arides et semi-arides sont très vulnérables aux variations des précipitations annuelles. La sécheresse et la sous-alimentation sont répandues dans ces régions, et les années de sécheresse sont encore plus pénibles. La saison des pluies peut également provoquer des inondations dans certaines régions et perturber les récoltes pendant plusieurs saisons consécutives.
Whene et Bakassi
Le fleuves du Nigeria sont traditionnellement soumis à des variations saisonnières des niveaux d’eau. Les eaux de l’océan atlantique montent et descendent selon les précipitations annuelles, créant des frontières fluviales entre les pays, telles que le Nigeria et le Cameroun. Le delta du fleuve Niger à Bakassi était autrefois un lieu de dispute entre le Nigeria et le Cameroun avant que le double paysage ne soit retourné à la Cour Internationale de Justice.
De la même manière, les régions frontaliers riveraines de l’océan atlantique comme les villes de Whene et d’Abonnema ont connu des conflits en raison des fluctuations de la frontière entre les deux pays. Ces villes sont situées à l’endroit où la frontière entre le Nigeria et le Cameroun changeait en raison des fluctuations des niveaux d’eau dans le fleuve Niger. La crue annuelle, qui survient chaque année pendant la saison des pluies, a toujours rendu les conversations entre les deux nations difficiles.
Conclusion
La saison des pluies joue un rôle important dans la vie de l’agriculture nigériane. Les précipitations annuelles varient considérablement selon les régions du pays et ces prévisions sont aléatoires, ce qui rend les récoltes et le régime alimentaire sujets à des perturbations et à des pénuries. Les fluctuations des niveaux d’eau dans les fleuves Niger, Benoue et Bakassi créent des frontières fluviales bordant le Nigeria et le Cameroun et peuvent provoquer des disputes et des interprétations différentes des accords sur la propriété entre ces pays.
