Lorsque la saison des pluies arrivent chaque année en Guinée-Bissau, elle offre un cadeau bienvenu et précieux dans un contexte où une sécheresse sévère et endémique s’est manifestée dans le passé. Pourtant, bien que ces précipitations peuvent être bénéfiques, elles posent également de nouveaux défis, en particulier à la communauté agricole et aux refugiés locaux. Afin d’examiner ces enjeux et de discuter des moyens de surmonter les difficultés liées à la saison des pluies en Guinée-Bissau, cet article examinera les enjeux que posent la saison des pluies et comment le gouvernement, les organisations humanitaires et la communauté agricole rurale peuvent travailler ensemble pour y faire face.
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L’insuffisance des infrastructures
Les infrastructures routières, municipales, d’alimentation en eau potable, d’assainissement et d’électricité en Guinée-Bissau sont insuffisantes et dans un état précaire pendant la saison des pluies. La population connaît des difficultés à se rendre au travail ou à l’école, et les interventions d’urgence sont entravées. Les collines qui sont mal équipées en cas de pluie lourde et à long terme dans le pays sont pour la plupart inondées. Le pays ne reçoit qu’une petite quantité d’aide internationale, ce qui entraîne des difficultés à améliorer la qualité des infrastructures.
L’amnésie agricole joue un rôle important dans la saison des pluies en Guinée-Bissau. L’accès limité à des semences de qualité, la quête d’argent pour payer le travail manuel, les prédateurs et les mauvaises pratiques agricoles contribuent à une récolte limitée ou inféconde. En outre, les agriculteurs subissent la concurrence des commerçants qui vendent des produits à des prix réduits.
L’importance des systèmes sanitaires
Les problèmes sanitaires créés par la saison des pluies sont nombreux. La population est grandement perturbée par de nombreuses maladies chroniques et infectieuses à cause des inondations et de la mauvaise qualité de l’eau. Les moustiques tigres sont une grande menace, car ils sont le vecteur de la malaria, de la dengue et du chikungunya. Les personnes âgées et les enfants sont les plus vulnérables à ces maladies.
Les infrastructures limitées de Guinée-Bissau pour une bonne gestion des eaux usées et de l’hygiène générale, créent une connexion entre l’eau douce et l’eau usée, ce qui augmente le risque de propagation des maladies. Les hôpitaux sont saturés avec une mauvaise gestion des médicaments et un manque de personnel.
L’augmentation des dépenses alimentaires
Pendant la saison des pluies, la plupart des ménages ont tendance à augmenter leurs dépenses alimentaires, car ils sont contraints de manger des produits importés qui sont souvent plus chers que les produits locaux. Les familles qui vivent autour des zones inondables subissent des pertes de logements et de biens et peuvent se retrouver sans moyens de subsistance.
Le manque de sécurité alimentaire entraîne une malnutrition et une mauvaise santé, ce qui augmente les risques pour les groupes vulnérables. Les prix des aliments et la qualité nutritionnelle nous montrent l’ampleur des défis auxquels les ménages sont confrontés.
Des difficultés pour les moyens de subsistance
Les habitants de Guinée –Bissau n’ont pas seulement des difficultés à se procurer de la nourriture. Il faut aussi prendre en compte les effets de la saison des pluies sur leurs moyens de subsistance. Les agriculteurs ont des difficultés pour s’approvisionner en semences et en intrants agricoles.
Le tourisme peut être une source de moyens de subsistance, mais le manque d’accès à une aide internationale garantit que ce secteur n’est pas exploité à sa pleine potentiel. Les pêcheurs peuvent aussi être affectés lorsque la quantité et la qualité des poissons diminuent pendant les saisons pluvieuses.
Conclusion
Lors des saisons de pluies en Guinée-Bissau, une grande partie de la population est confrontée à des difficultés financières, alimentaires et sanitaires. Les habitants font face à une insuffisance d’infrastructures routières et municipales, à une malnutrition en raison de l’augmentation des dépenses alimentaires et à des moyens de subsistance précaires. Un effort supplémentaire doit être mis en place par les organismes nationaux et internationaux afin de répondre aux besoins urgents de ces populations
