Le Yémen connait une catastrophe humanitaire sans précédent en raison des graves effets de la saison des pluies. Des milliers de familles ont perdu leurs moyens de subsistance et sont à risque de famine et de maladies. Les conditions alimentaires et sanitaires sont extrêmement précaires, ce qui ira encore empirer si le monde ne fait rien pour aider les citoyens du Yémen. Dans cet article, nous allons examiner les conséquences de la saison des pluies au Yémen, et ce que le monde peut faire pour aider les habitants à survivre à la faim et aux maladies auxquelles ils sont maintenant confrontés.
D’importantes inondations à venir
La saison des pluies au Yémen s’étale principalement de mars à juillet et a tendance à s’intensifier entre mai et juin. Ce climat méditerranéen et subtropical, très humide, signifie une hausse importante des précipitations et pluies qui s’ajoutent aux inondations qui affectent le pays chaque année. Les résidents des régions côtières, notamment les agglomérations de Hodeida, Jawf et Taïz, sont particulièrement vulnérables et à risque d’une catastrophique érosion des sols et d’inondations qui s’aggravent chaque année. Selon un rapport d’OCHA, « les régions côtières du Yémen sont exposées à une érosion côtière accélérée en raison de plusieurs facteurs tels que les précipitations excessives, l’activité cyclonique, la surpêche et l’extraction abusive des eaux souterraines ».
Les fortes précipitations d’eau détrempent la terre, abattent les routes et les voies d’accès, ont tendance à submerger les maisons, à bloquer les routes et à s’accumuler dans les cours d’eau débordants et à perturber les niveaux d’eau souterraine. Selon OCHA, « les précipitations ont tendance à entraîner des glissements de terrain et des crues soudaines qui peuvent compromettre la sécurité alimentaire et mettre la vie des personnes vulnérables en danger ».
De plus, l’état actuel du Yémen est très fragile. La pandémie mondiale de coronavirus a compromis l’accès aux soins de santé et aux aliments qui aggravent de manière conséquente la situation et le risque d’une famine sans précédent, et les risques des pluies et des inondations ne font qu’ajouter à la détresse de la population vivant dans ce pays.
Le risque d’une nouvelle épidémie
Les inondations et les conditions extrêmes de ces pluies sont préjudiciables à la santé et leur impact peut être extrême. Les maladies hydriques sont les plus courantes dans les régions sujettes aux inondations et à la sous-nutrition. Parallèlement, selon certains rapports, les conditions d’inondation signalent également une hausse des environnements mosquitos, laissant entrevoir que la région pourrait être propice aux épidémies.
De plus, l’UNICEF souligne que les enfants yéménites sont plus vulnérables que la population adulte face aux conséquences des inondations et que leur besoin en services de santé est bien plus important. Ces conditions rendent les enfants plus sensibles aux maladies infectieuses et la malaria et la dengue sont celles qui ont le plus souffert à cause de la saison des pluies ces dernières années.
Les mesures de précision à mettre en oeuvre
Les gouvernements des pays touchés par la crise du Yémen, ainsi que plusieurs organisations internationales, doivent prendre des mesures urgentes pour éviter des catastrophes évitables et répondre aux implications humanitaires des régions touchées. Une attention particulière doit être portée à l’achat et à la distribution de médicaments contre les maladies hydriques, à des campagnes de vaccination contre les maladies causées par les moustiques et à des moyens plus efficaces de lutte contre les glissements de terrain et les crues soudaines.
Les Nations Unies et l’Organisation mondiale de la santé continuent de prévenir et de traquer les épidémies et les affections hydriques susceptibles de se répandre davantage, et ont appelé plusieurs autres organisations à aider à alimenter leurs actions et à soutenir leurs efforts.
Conclusion
Le Yémen est confronté à la crise humanitaire la plus intense au monde qui ne cesse de s’empirer à cause de la saison des pluies et des inondations qui s’ensuivent. L’état actuel du pays et les précipitations qui compromettent la sécurité alimentaire et la santé des Yéménites sont extrêmes. Une prise de conscience globale est nécessaire afin de mettre en œuvre des mesures qui permettront de protéger la population contre les risques hydriques et épidémiques. Les efforts pour aider ce peuple en souffrance à survivre doivent s’accroître et des solutions globales à moyen et long terme doivent être mises en place.
